samedi 30 avril 2016

Je suis l'Humanité

Non, ce titre n'est pas à pendre au pied de la lettre : je ne suis pas encore à ce point mégalomane... Il s'agit juste de mon message de soutien à L'Humanité, qui traverse de graves difficultés financières et risque de disparaître... C'est paru dans le quotidien, le 21 avril dernier.


Ce petit personnage est mon double de papier, depuis que je l'ai dessiné dans les pages de Chimères (PLG, 1999). De temps à autre, il me sert encore de porte-parole.

dimanche 17 avril 2016

Revue de presse, suite de la suite

Une nouvelle brassée de chroniques sur le Net, avec une mention spéciale à celles de Masa et de Philippe Tomblaine.

Sur le blog du Courrier picard, Bulles picardes :
[Malik Oussekine] revit bien ainsi, porté par le trait réaliste et précis de Jeanne Puchol et son noir et blanc très contrasté. Et à travers lui, c’est un instantané réussi de l’époque qui est restitué, trente ans plus tard, dans ce roman graphique. Très bien rythmé, et accompagnant tous ces destins saisis le temps d’une nuit et de la journée qui va suivre, le récit remonte le temps de cet événement au retentissement si marquant et en décrypte bien les différentes facettes.

Stéphane Girardot sur le site La Ribambulle :
La retranscription graphique de Jeanne Puchol, dans une veine réaliste, est à la hauteur de l’histoire. La dessinatrice sert une mise en images sobre et pleine d’égard qui rend un bel hommage à Malik.

Alexisculture sur le site Branchés Culture (avec les 15 premières pages en prime) :
Prenant le temps de quelques heures, c’est un véritable puzzle social que créent Puchol et Bollée. Le récit est vif, le tout se déroule au pas du thriller avec un véritable page-turning, dans un noir et blanc qui sert intensément le récit.

Masa sur le blog du Monde :
Le texte est efficace et le cadrage souvent serré sur les visages, les éléments de décor sont minimisés. L'expressivité de l 'ensemble s'en trouve renforcée. Les silhouettes semblent prisonnières de situations qui les dépassent. Il n'est pas possible de s'apitoyer sur les uns plus que sur les autres, tant la ronde des personnages est rapide. Sur un tempo vif, tous sont à égalité de traitement. Ils finissent par représenter, en coupe, différentes strates de la société française des années 1980.

Philippe Tomblaine sur BDZoom :
Sous forme de thriller historique choral, l’ouvrage dissèque la chronologie de cet odieux assassinat très médiatisé. Aujourd’hui encore, il renverra avec un vif intérêt aux troubles sociaux et politiques, aux réflexions philosophiques et éthiques qui agitent le débat citoyen sur la mixité française.

En bonus de ce dernier article, un décryptage de la réalisation de la couverture, dont je ne mets ici que quelques étapes...



mercredi 13 avril 2016

Pour les pupilles, pour les papilles

Après une expo consacrée à Charonne - Bou Kadir en 2013 et le lancement de Vivre à en mourir en 2014, la Cave 18 et sa micro-galerie m'accueillent à nouveau. Trente-deux planches extraites de Contrecoups - Malik Oussekine y seront visibles jusqu'au 19 mai.



Après s'être régalé les yeux, on pourra se régaler le gosier avec un des nectars vendus par la maison. D'autant que le soir en semaine et le week-end, la Cave fait aussi bar à vin, avec des tapas et des assiettes pour accompagner des vins au verre de premier choix !

Cave 18
65 rue Ramey 75018 Paris
Lundi de 16h à 21h
Mardi à jeudi de 10h30 à 13h30 et de 16h à 21h
Vendredi de 10h30 à 13h30 et de 16h à 23h
Samedi de 10h30 à 23h
Dimanche de 10h30 à 14h

samedi 9 avril 2016

Revue de presse, encore

La revue de presse de Contrecoups (Malik Oussekine) continue, avec cet article de Laurence Le Saux sur Bodoï :
"Sobre et classique, le trait noir et blanc de Jeanne Puchol n’appuie pas le pathos de certaines situations. Au contraire, il dissèque finement, et tient le voyeurisme à distance."


De gauche à droite : FOG, J-F Cadet, Jeanne Puchol, LF Bollée
dans les studios de RFI

Jean-François Cadet nous a reçus dans son émission Vous m'en direz des nouvelles sur RFI. Gros bémol : Franz-Olivier Giesbert, invité de la première partie, intervient beaucoup (trop) pour dédouaner Charles Pasqua et épouser la thèse des problèmes de santé de Malik Oussekine - qui en avait, certes ; mais serait-il mort s'il n'avait pas été frappé avec acharnement ?


vendredi 25 mars 2016

Revue de presse, suite

La revue de presse de la semaine est résolument féminine et engagée !


Lucie Servin sur son blog Le Calamar Noir :

"À l’heure où les CRS chargent les manifestations étudiantes contre le projet de loi El-Khomri, l’album Contrecoups, signé par le journaliste et scénariste Laurent-Frédéric Bollée et son amie dessinatrice Jeanne Puchol, rappelle les événements de la nuit du 5 au 6 décembre 1986, où Malik Oussekine, 22 ans,  a été tabassé à mort, dans un hall d’immeuble, par des CRS chargés de réprimer une manifestation étudiante. Une reconstruction documentaire sous la forme d’un thriller historique, trente ans après les faits, à la mémoire d’un homme assassiné, en rappel d’une bavure policière emblématique."
 
Catherine Cazalé sur ICART in & out :
"Alors, ils y vont, ils poussent Malik dans l’entrée d’un bâtiment et l’un d’eux le cogne avec ce qu’il appelle son bidule (une matraque). Du sang éclabousse les boîtes aux lettres du vestibule. Mais ça ne suffit pas, il faut qu’il s’écoule jusqu’à la dernière goutte, comme le sperme à la seconde de l’orgasme. De la petite mort. La jouissance est à ce prix. Le flic jouit et Malik meurt."

Marie-Hélène Le Ny sur 50/50 magazine :
"L’angoisse et la colère montent tout au long du récit, non seulement à cause de l’injustifiable mort de Malik, mais surtout parce que l’on voit se mettre en place une « raison d’État » qui cherche à excuser la violence de sa police en salissant la mémoire d’un innocent."

 La Singette Missdinguette sur Le Mague :
"Malik Oussekine, si ça tombe de nos jours aurait été déchu de sa nationalité pour crime de mine basanée et terrorisme. En 1986, il y a trente ans, c’est une matraque haineuse d’un flic voltigeur qui lui a ôté la vie. Il aurait eu cinquante ans de nos jours. C’est à partir de ce constat révoltant que Jeanne Puchol et Laurent-Frédéric Bollée ont consacré de longs mois à mettre en scène et en images cette bavure qui a marqué toute une génération. Histoire de ne pas oublier. Un récit haletant mené tambour battant et en noir et blanc nous scotche à ce roman graphique de très grande qualité, par des artistes talentueux et généreux."
 

La radio n'est pas en reste : Christine Siméone y consacrera un sujet pendant une news sur France Inter lundi 28 mars dans la matinée (désolée, ce n'est pas plus précis que ça) et Jean-François Cadet nous recevra, LF Bolée et moi-même, pour son émission « Vous m'en direz des nouvelles » sur RFI mardi 29 mars de 15h10 à 16h.

dimanche 20 mars 2016

Revue de presse


Quelques jours après sa sortie, déjà une belle revue de presse pour Contrecoups, à commencer par ce papier de Caroline Constant pour L'Humanité.

20 minutes a aussi consacré un bel article à l'album dans son édition du 18 mars, avec une version plus longue sur le Net et les 11 premières pages de l'album en bonus. Laurent-Frédéric Bollée y répond aux questions d'Olivier Mimran qui conclut ainsi cet entretien :
Bouleversant - et pas seulement pour les désormais quinquagénaires - ce roman graphique ni à charge, ni à décharge, éclaire ainsi avec intelligence - et beaucoup de délicatesse - un épisode encore douloureux pour qui l’a vécu… de près ou de loin.

Enfin Nicolas Domenech dit tout le bien qu'il en a pensé sur Planète BD :
Sans parti-pris, Bollée raconte par séquences la vie d’anonymes créés de toutes pièces qui, de près ou de loin, auraient pu croiser la route de Malik Oussekine. (...) Jeanne Puchol illustre en noir et blanc, sans détour, cette tragique histoire. Son trait réaliste et son découpage vif donnent une vraie dynamique au récit et à la narration. Elle signe sans doute ici le meilleur album de sa carrière. Plongez-vous sans attendre dans cette histoire, vous n’en sortirez pas indemne, comme l’ensemble des protagonistes.

À noter enfin trois séances de dédicace dans trois librairies parisiennes :

Mercredi 23 mars de 16h à 19h
Librairie Bulles en tête
54 rue des Dames  Paris 17e

Samedi 26 mars à partir de 14h30
Librairie La Planète Dessin
17 rue Littré Paris 6e
 

Jeudi 7 avril de 15h à 19h
Librairie Univers BD
39 boulevard St Martin Paris 3e

mercredi 16 mars 2016

Jour J

Contrecoups (Malik Oussekine) sort aujourd'hui. Et je le dédicacerai dès samedi 19 mars à Livre Paris (ex-Salon du Livre), de 17h30 à 19h30, sur le stand Casterman.


Déjà quelques articles élogieux, voire flatteurs, sous la plume de :
- Jacques VIEL (Un amour de BD)
Au dessin, Jeanne Puchol nous offre un dessin noir et blanc pur jus, qui accompagne parfaitement le documentaire. Le trait réaliste fait mouche avec sensibilité et simplicité. Compositions classiques et lisibilité parfaite, les deux cents et quelques pages se lisent avec une grande facilité.
- Fredgri (Sceneario)
En parallèle, le dessin de Puchol, un magnifique noir et blanc très contrasté, nous offre une exceptionnelle fenêtre très expressive sur les uns et les autres. Chaque personnage est très distinctement identifié et l'illustratrice joue beaucoup sur les regards, sur la lumière, sur les petits gestes des uns et des autres ! Un travail remarquable !
- F Mayaud (BDgest)
Tout comme dans sa bande dessinée Charonne - Bou Kadir, dont le point d’orgue est la soirée du 8 février 1962 - autre date tristement célèbre concernant les débordements des Forces de l’Ordre -, Jeanne Puchol alterne les ambiances à bon escient, notamment grâce à un art consommé du cadrage qui renforce la puissance des scènes où tout s’accélère, où la violence s’empare de l’humain, plaçant ainsi le lecteur en témoin ; mais pas seulement. 
 
Qu'ils en soient tous trois chaleureusement remerciés !

Samedi 19 mars 2016, de 17h30 à 19h30
Livre Paris
Paris Expo Porte de Versailles - Pavillon 1

jeudi 10 mars 2016

Ventes à la criée

Plusieurs de mes dessins seront proposés au cours de deux ventes ce dimanche 13 mars. Coïncidence de dates un peu malheureuse, je reconnais. Cependant il s'agit de deux enchères de nature très différente ; et j'y présente des travaux très différents aussi. Enfin, elles n'ont pas lieu aux mêmes heures, les vrais mordus pourront donc courir de l'une à l'autre.

Le première s'intitule Univers de la bande dessinée. Organisée par Estim Nation, elle rassemble plus de 450 lots : originaux de bande dessinée, périodiques, albums rares...  Une mini "rétrospective" m'y est consacrée, à travers huit dessins représentatifs de différentes périodes.

1988 : Machine célibataire, planche 1
© Puchol/Frank/Futuropolis

1989 : La dernière rame, planche 1
© Puchol/Futuropolis

1999 : Et avec qui je veux, planche 1
© Puchol/Baraou/Casterman

2005 : Les Jarnaqueurs, illustration de couverture
© Puchol/Boujut/6 Pieds Sous Terre

2005 : Les Jarnaqueurs, planche 16
© Puchol/Boujut/6 Pieds Sous Terre

2010 : Le Vampire, illustration de couverture
© Puchol/Rodolphe/Casterman

2016 : Contrecoups, planche 57
© Puchol/Bollée/Casterman

2016 : Contrecoups, planche 198, case reprise en 4e de couverture
© Puchol/Bollée/Casterman

Pour consulter le catalogue, c'est par là.

La vente est précédée d'un exposition des œuvres :
Samedi 12 mars de 14h à 18h
Dimanche 13 mars de 13h à 16h

Vente Univers de la Bande dessinée
Dimanche 13 mars à 10h30 puis 14h30
6 rue des Colonnes du Trône 75012 Paris
contact@estim-nation.fr
01 43 47 18 18


La deuxième vente s'intitule Action BD. Elle est organisée par des étudiants en MBA "Marché International de l'Art" de l'ICART et ses bénéfices seront reversés à l'ONG Care. J'ai offert deux originaux pour cette vente caritative, un ensemble réalisé pour la magazine Internazionale en 2008, à l'occasion des commémorations de Mai 68.


Le site dédié à cette vente, c'est ici.

La vente est précédée d'un exposition des œuvres :
Samedi 12 mars de 14h à 18h
Dimanche 13 mars de 13h à 16h

Vente Action BD
Dimanche 13 mars à 17h

19 Côté Cour
19 rue Marc Seguin 75018 Paris

mercredi 2 mars 2016

Comme au cinéma

Encore deux semaines avant la sortie de Contrecoups (Malik Oussekine). Je sais, c'est affreusement long.

Histoire de vous faire patienter, voici la bande-annonce concoctée par Laurent-Frédéric Bollée himself !

vendredi 19 février 2016

Genèse d'un album

Au début, il n'y avait rien.

Au bout de trois mois, il y eut quarante-cinq pages.


Au bout d'un temps considérable, il y en eut deux cents.


Peu de temps après, la copie de travail (aka "monstre") fut finie.


Composée de photocopies réduites assemblées au fur et à mesure, cette maquette me permit de consulter les pages précédentes sans avoir à manipuler les originaux, de vérifier les vis à vis et les tournes...


... et me procura une intense satisfaction, quand, chaque mois, quinze nouvelles pages venaient s'y ajouter.


(Déployée, cette reliure en accordéon mesurerait 29,70 mètres).

Il y a  trois mois et demi, il y eut donc ceci :


et hier, cela :



Enfin, le 16 mars prochain, deux ans après sa mise en chantier, vous pourrez acheter Contrecoups (Malik Oussekine).


jeudi 28 janvier 2016

Angoul(toi-m)ême

Sauf si vous étiez partis en vacances sur la planète Mars ces dernières semaines, il ne vous aura pas échappé que le Festival d'Angoulême a créé une sacrée polémique avec sa liste de nominés pour le Grand Prix 100% masculine.

Johanna Schipper ayant fort bien résumé les tenants et les aboutissants de cette très sombre histoire, je vous invite à lire son malicieux article Lost in the buzz.

Le Collectif des créatrices de BD contre le sexisme, dont nous faisons partie, elle et moi, avait été le premier à soulever le lièvre. Les jours qui ont suivi lui ont donné à plusieurs reprises l'occasion de s'étrangler de rage ou de se sentir très fatigué, subitement...

Tout ça pour dire que je ne serai pas à Angoulême cette année. Deux rendez-vous à ne pas manquer cependant, si vous êtes de passage dans cette bonne ville pendant le FIBD :
- l'événement ludique organisé par le Collectif des créatrices de BD contre le sexisme, Trait féminin, trait masculin : venez deviner qui a dessiné quoi ! (exposition virtuelle et discussion avec notamment Aurélia Aurita, Mathilde Domecq, Gaëlle Hersent, Mirion Malle, Lisa Mandel, Julie Maroh, Emilie Plateau et Natacha Sicaud), le samedi 30 de 16h à 17h, à l’auditorium du Conservatoire
- la deuxième session des États Généraux de la Bande Dessinée, dimanche 31 janvier, de 11h45 à 13h15, Salle Luis Buñuel, Espace Franquin.

Festival d'Angoulême, 1983 : 
je dédicace mon tout premier album, Ringard !
Derrière moi, de dos : Étienne Robial
À ses côtés, forever dandy, 
le regretté André Strobel

lundi 28 décembre 2015

Avant de tourner la page

L'encrage des dernières pages de Contrecoups (Malik Oussekine) est fini depuis un moment déjà mais je n'ai pas été plus régulière qu'auparavant pour en parler ici...

Je conclus donc, toujours à raison d'une planche par dizaine.

©Bollée/Puchol/Casterman 
 
200 planches tout rond pour un album de 208 pages : Laurent-Frédéric Bollée a complété son scénario d'une belle introduction et d'une solide bibliographie.

Dire qu'il va falloir attendre mars 2016 pour découvrir le tout chez Casterman !