En compagnie d'une dizaine d'autres titres, Charonne - Bou Kadir a été sélectionné pour le prix Artémisia 2013. Je vous invite à consulter la liste des nominées en cliquant ici. Oui, des nominéEs, puisque ce prix récompense, depuis cinq ans, des femmes auteurs de bande dessinée.
Je vous renvoie au blog de l'association Artémisia et vous donne rendez-vous le 9 janvier 2013, jour où sera connu le nom de l'heureuse élue !
Enfin, Charonne - Bou Kadir continue d'être chroniqué sur le Net :
La bande dessinée mémorielle est un exercice difficile, qui se borne
souvent à un empilement de textes illustrés, sans réel apport du
support. Quand le devoir de mémoire se double d’un aspect engagé
revendiqué, le pire est à craindre, surtout sur le sujet toujours
clivant de la guerre d’Algérie. (Lire la suite de l'article de Maël Rannou sur le site de Bodoï)
dimanche 23 décembre 2012
lundi 10 décembre 2012
Les états de la planche 12
Même après presque trois décennies de bons et loyaux services et avec une vingtaine d'albums au compteur, l'acceptation d'un nouveau projet passe toujours par la réalisation de planches d'essai. La planche d'essai est à l'auteur de bande dessinée ce que l'audition est au chanteur ou au comédien.
La planche d'essai est en général pour moi un pur cauchemar. Elle demande un travail considérable, puisqu'il faut s'approprier le scénario, créer les personnages et faire le travail de documentation, sans être sûre que l'album se fera. Elle est hors contexte, et perd de ce fait une grande partie de son efficacité narrative. En cas de refus, est-il utile de le préciser, la planche d'essai n'est pas rémunérée.
Pour Vivre à en mourir, j'ai réalisé deux planches d'essai dont cette planche 12. Je vous en présente aujourd'hui les états successifs. Au départ, Laurent Galandon souhaitait que je travaille au lavis d'encre de Chine, idée que nous avons abandonnée par la suite.
3 avril 2012 : l'esquisse de la planche d'essai intègre une vue d'ensemble à la case 1, prévue par le scénario, que je n'ai pas conservée au final.
Entre cette première esquisse et le trait, je choisis d'adopter une organisation de la planche en strips de tailles égales, pour mieux me démarquer de ce que j'avais fait pour Le docteur Petiot. Pour rendre la page plus compréhensible, j'introduis les gendarmes dès la case 1.
Puis vient l'étape du lavis, une technique qui, en traditionnel, ne tolère aucune erreur, les reprises étant quasiment impossibles. La planche d'essai est finie le 21 avril.
Le projet est accepté, je peux tout remettre à plat et faire le découpage dessiné dans l'ordre. Le 13 juin, nouvelle esquisse de la planche 12.
Enfin, le 27 septembre, la version définitive de la planche 12 est achevée.
Maaaais non, il ne me faut pas trois mois pour réaliser une seule planche... Dans ce laps de temps, j'ai fait le découpage d'un quart de l'album, pris quelques vacances, préparé un séminaire sur le marché de la BD, et dessiné les onze planches précédentes...
La planche d'essai est en général pour moi un pur cauchemar. Elle demande un travail considérable, puisqu'il faut s'approprier le scénario, créer les personnages et faire le travail de documentation, sans être sûre que l'album se fera. Elle est hors contexte, et perd de ce fait une grande partie de son efficacité narrative. En cas de refus, est-il utile de le préciser, la planche d'essai n'est pas rémunérée.
Pour Vivre à en mourir, j'ai réalisé deux planches d'essai dont cette planche 12. Je vous en présente aujourd'hui les états successifs. Au départ, Laurent Galandon souhaitait que je travaille au lavis d'encre de Chine, idée que nous avons abandonnée par la suite.
3 avril 2012 : l'esquisse de la planche d'essai intègre une vue d'ensemble à la case 1, prévue par le scénario, que je n'ai pas conservée au final.
Entre cette première esquisse et le trait, je choisis d'adopter une organisation de la planche en strips de tailles égales, pour mieux me démarquer de ce que j'avais fait pour Le docteur Petiot. Pour rendre la page plus compréhensible, j'introduis les gendarmes dès la case 1.
Puis vient l'étape du lavis, une technique qui, en traditionnel, ne tolère aucune erreur, les reprises étant quasiment impossibles. La planche d'essai est finie le 21 avril.
Le projet est accepté, je peux tout remettre à plat et faire le découpage dessiné dans l'ordre. Le 13 juin, nouvelle esquisse de la planche 12.
Enfin, le 27 septembre, la version définitive de la planche 12 est achevée.
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