samedi 29 septembre 2012

Retour au pinceau

J'ai utilisé exclusivement le pinceau pour mes cinq premiers albums, publiés chez Futuropolis entre 1983 et 1989. Voici un exemple avec la dernière case de la planche 37 de La Dernière Rame.
 
Le trait était réalisé au pinceau sur un crayonné rapide


puis noyé dans un lavis "boueux" qui donnait à mes cases un air de famille avec les illustrations de Di Marco.


Une fois imprimé et réduit, cela donnait ça : 

La dernière rame
Détail planche 37
© Futuropolis/Puchol 1989

Il faut dire que je travaillais plutôt grand, à l'époque, l'original mesurant 36x48 cm sans les marges.

Pour les illustrations de Meurtres pour mémoire, que j'avais réalisées au format parution, j'avais déjà préféré la plume pour le trait, tout en conservant le pinceau pour le lavis.

Meurtres pour mémoire
Page 49 (1991) ou 33 (2011)
© Futuropolis/Gallimard/Daeninckx/Puchol 1991 et 2011

Après la sortie en 1991 de cet ouvrage, à nouveau déçue par la déperdition des nuances de gris à la reproduction, j'abandonne définitivement le lavis, du moins en bande dessinée. Et je n'utilise plus que la plume pour tous mes albums à partir du début des aventures de Judette Camion dans les pages d'(À suivre), en 1995.

La plume, c'est raide, c'est dur, va-t-en faire une courbe avec ça... Alors, c'est sûr, ça forme la main. Mais à force, on se perd un peu trop dans les détails, les petits traits et autres fines hachures. 

Moi, Jeanne d'Arc
Détail page 70
© Des Ronds dans l'O/Mangin/Puchol 2012

À la fin de Jeanne d'Arc, je me dis qu'il est temps de revenir à quelque chose d'un peu plus synthétique. Je retrouve donc le pinceau pour certaines planches de Charonne-Bou Kadir. Mais surtout, je n'utilise plus ni martre kolinsky, ni encre de Chine, mais du gros pinceau pas précis et de la vinylique - qui a l'opacité et l'aspect mat de la gouache, tout en séchant très vite et en étant indélébile.

Charonne - Bou Kadir
Planche 61
© Tirésias/Puchol 2012

Curieuse de ce que cette technique pourrait donner sur un récit de longue haleine avec beaucoup plus de décor, je la conserve pour Vivre à en mourir, tout en cherchant à simplifier encore le trait.

Vivre à en mourir
Détail de la planche 2
© Lombard/Galandon/Puchol

dimanche 23 septembre 2012

Retour aux années 1940

Trois extraits...

Le Docteur Petiot
2009
© Casterman/Rodolphe/Puchol

Les Enfants Sauvés : Abraham
2008
© Delcourt /Thirault/Puchol
Couleurs : Jeff Martinez


Vivre à en mourir
en cours
© Lombard/Galandon/Puchol

... trois visions des années 1940, visitées d'abord avec Rodolphe, puis avec Philippe Thirault et que je retrouve donc sous un autre angle, avec Laurent Galandon.

dimanche 9 septembre 2012

C'est la fête !

Le week-end prochain, c'est la Fête de l'Humanité. J' y dédicacerai mes derniers titres au Village du Livre le samedi 15 après-midi. Deux autres rendez-vous seront, eux, consacrés à Charonne-Bou Kadir : le samedi 15, encore, mais le matin, au Forum Social ; et le dimanche 16, au cours d'un débat en compagnie d'Huguette Azavant (présidente du Comité Vérité et Justice pour Charonne) et de Jean-François Gavoury (président de l'Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l'OAS), sur le stand du MJCF Paris.

Les victimes de Charonne
Charonne-Bou Kadir planche 37
© Tirésias/Puchol


Samedi 15 septembre 2012
10h30-12h30
Forum Social
Avenue Benoît Frachon

14h-17h
Village du Livre
Avenue Lise London/Avenue Lucie Aubrac

Dimanche 16 septembre 2012
13h
MJCF Paris
Avenue Marcel Cachin

Fête de l'Humanité

Parc Georges Valbon
La Courneuve
Navettes gratuites depuis la station La Courneuve 8 mai 1945 (métro ligne 7) ou la station Le Bourget (RER B)

dimanche 2 septembre 2012

Vivre à en mourir

Si ces mots éveillent un souvenir en vous c'est sans doute grâce à cette strophe :
Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant


Elle conclut le poème d'Aragon, L'Affiche rouge, mis en musique et chanté par Léo Ferré.

Ce n'est donc pas un hasard si le scénariste Laurent Galandon les a choisis, ces mots, comme titre de l'album dont il m'a confié le dessin. Vivre à en mourir, qui paraîtra au Lombard, s'attache au destin d'un de ces vingt et trois du groupe Manouchian, dont la photo figure sur l'Affiche rouge : Marcel Rayman, jeune juif polonais pacifiste, qui, face à l’abomination nazie, prendra les armes dans le cadre des FTP-MOI, pour emprunter à Laurent les termes dans lesquels il présente le récit sur son propre blog.

 Vivre à en mourir planche 2
© Lombard/Galandon/Puchol

Un one-shot de 92 pages, qui va donc m'occuper pendant un bon moment : autant dire que j'aurai l'occasion de vous en reparler !