mercredi 30 mai 2012

Grand sabbat ce soir...

... à partir de 19 h, à la librairie Violette and Co, qui nous recevra, Marie Moinard, Valérie Mangin et moi-même, pour une présentation de Moi, Jeanne d'Arc.

En attendant, un peu de lecture : cette chronique d'Henri Filippini dans le dBD du mois de mai,


et cet article ébouriffant d'érudition signé Lionel Dekanel sur Bande Dessinée Info.

Librairie Violette and Co
102 rue de Charonne
75011 Paris
01 43 72 16 07

lundi 28 mai 2012

Un peu plus

Un peu plus de presse pour Charonne - Bou Kadir : cette brève parue dans le numéro 40 de Zoo,


et ces deux chroniques publiées l'une sur le blog Du texte au texte, et l'autre sur le site de la librairie Cadran Lunaire de Mâcon.
Un grand merci aux trois signataires : Thierry Lemaire, Joël Jegouzo et Bruno Moulary!

vendredi 18 mai 2012

On parle de Charonne - Bou Kadir



Charonne - Bou Kadir : 1961-1962 Une enfance à la fin de la guerre d’Algérie de Jeanne Puchol, éditions Tirésias

Présenté par digiBiDi, la BD à la demande - Location de bande dessinée, comics, manga, roman graphique online



Voilà, on n'arrête pas le progrès : vous pouvez lire des extraits de Charonne-Bou Kadir grâce à cette liseuse aimablement fournie par Digibidi.

Toujours au rayon des amabilités, les premières critiques, signées Manuel Picaud :
Un témoignage sincère et utile qui remplit son objectif pédagogique pour évoquer un conflit tragique
(lire la suite sur Auracan)
Laure Garcia :
Charonne-Bou Kadir est un livre formidable
(lire la suite sur Bibliobs)
et Rosa Moussaoui, aujourd'hui même, dans L'Humanité
(cliquer pour agrandir).



Qu'il et elles en soient chaleureusement remerciés !

lundi 14 mai 2012

Après-demain...

 "Moi, Jeanne d'Arc, appelée la Pucelle, misérable pécheresse, sorcière, devineresse, fausse prophétesse, invocatrice et conjuratrice des esprits mauvais, superstitieuse, adonnée aux arts magiques, hérétique, obstinée et rechue…" (oui, c'est le titre complet !) sort après-demain. Un an après la sortie du tome 1 chez Dupuis, un an aussi après la fin du dessin du tome 2...
Pour patienter jusqu'au 16 mai, vous pouvez (re)lire les posts de ce blog consacrés à la genèse de l'album ainsi que ces quelques critiques et interviews :

Détail p.51

Mais, si tout ce que l’on nous enseigne n’était finalement que poudre aux yeux, si la Jeanne que l’on nous présente depuis sa réhabilitation et sa canonisation n’avait pas été guidée par le Dieu des chrétiens mais par Cernunnos, Dieu des anciennes religions, le grand Cornu qui préside au sabbat des sorcières.
Lire la suite de la critique d'Olivier Bequet sur Sceneario

Détail p.55

Sceneario.com : Vous affichez une vision de la Pucelle fort éloignée de la guimauve patriotique habituelle, est-ce par provocation?
Valérie Mangin : Au départ, non. Mais c’est vrai que l’album est vécu comme une provocation par certains lecteurs. Traditionnellement,  Jeanne d’Arc est une sainte. C’est la Pucelle comme vous le dites dans votre question, alors la montrer « à poil », ça ne se fait pas… même en 2012 !

Lire la suite sur Sceneario

Détail p.62

C’est avec une tout autre approche que Valérie Mangin s’est intéressée au personnage, dans Moi Jeanne d’Arc. Le parti-pris de la scénariste des chroniques de l’antiquité galactique est ici ouvertement féministe et volontairement « sulfureux ».
Lire la suite de l'article de Daniel Muraz sur Bulles picardes

Détail p.75

Et si Jeanne d’Arc était une sorcière ? Une "Sorcière" telle que l’Église appelait ces femmes libres qui préféraient choisir leur destin plutôt que de se marier ou devenir religieuses.
C’est le parti-pris de Valérie Mangin qui opte pour cette version de Jeanne d’Arc à contre-courant de l’image que l’on a d’elle aujourd’hui, récupérée politiquement par l’Église et l’extrême-droite nationaliste. C’était oublier, comme l’écrit Valérie Mangin dans une très belle préface, "que Jeanne a longtemps été un symbole de gauche : celui de la fille du peuple abandonnée par le roi de France puis martyrisée par l’Église."

Lire la suite de la chronique de François Boudet sur ActuaBD

Détail p.91
© Des Ronds dans l'O/Mangin/Puchol

ActuaBD.com : Jeanne, vos dessins sont très poussés, avec beaucoup de finesse et de détails. Vos noirs et blancs sont très travaillés également. Combien de temps avez-vous mis pour la réalisation de ces 96 planches ? Avez-vous des Maîtres référents en matière de Noir et Blanc ?
JP - J’ai commencé la première planche en septembre 2009 et fini la dernière en mai 2011 : vingt mois dont il faut soustraire quelques semaines à travailler sur d’autres projets et à prendre un peu de vacances, quand même. Si j’ai des « Maîtres référents », ce sont les dessinateurs qui ont bercé mon enfance : Raymond Poïvet, Gérald Forton, Eduardo Coehlo ; puis ceux que j’ai découverts, adolescente : Hugo Pratt, Guido Buzzelli, Nicole Claveloux ; enfin ceux que je regarde le plus maintenant : Blutch, Emmanuel Guibert, Fabrice Neaud.

Lire la suite sur ActuaBD

lundi 7 mai 2012

Un livre comme un autre !


Voici trois volumes de la collection "Lieu est mémoire". Dernière née des éditions Tirésias, elle accueille des essais historiques et s'inscrit dans la ligne d'un catalogue principalement orienté "vers la mémoire des oubliés de l’histoire, ces petites gens qui ont tant fait et tant donné pour notre Histoire" comme l'écrit l'éditeur Michel Reynaud.

Le premier est un vrai livre avec du texte dedans.


 Le deuxième aussi.

 
Surprise, le troisième, "Charonne - Bou Kadir", est un vrai livre avec de la bande dessinée dedans.


Ni jaquette illustrée, ni identité visuelle spécifique, ni papier plus épais :  enfin, la bande dessinée est un livre comme un autre !

Je vous reparlerai plus en détail de ce roman graphique dans les semaines qui viennent. Je me contente de reprendre ici le texte de quatrième de couverture. 

Janvier 1961 : le référendum sur l'autodétermination en Algérie est approuvé à une large majorité. En février, l’Organisation Armée Secrète (OAS) voit le jour et se lance dans une campagne d’attentats sanglants. Des deux côtés de la Méditerranée, la guerre devient franco-française. En métropole, elle culmine avec les plasticages du 7 février 1962 et la répression de la manifestation au métro Charonne, le lendemain. En Algérie, elle voit s’affronter tenants de l’OAS et « barbouzes »…


Née à Paris, Jeanne Puchol a alors quatre ans. Si elle ne se souvient pas directement de ces événements, elle est cependant dépositaire de récits familiaux liés à la période, à l’engagement indépendantiste de ses parents et à leur origine pied-noire. En reconstituant les principaux épisodes de ces quelques mois, en les confrontant à la mémoire, parfois défaillante, qu’en ont ses proches, l’auteur tente de comprendre comment cette violence paroxystique débouche finalement sur les accords d’Évian, le 18 mars 1962. Elle redécouvre aussi les incidences qu’ont eues les faits sur son propre parcours.


À mi-chemin de la bande dessinée et du texte illustré, tour à tour documentaire et introspectif, l’ouvrage entrecroise évocations des derniers mois de la guerre d’Algérie, témoignages de proches, reportages sur la mémoire des victimes et souvenirs d’enfance.

Charonne/Bou Kadir
planches 1, 4 et 83
© Puchol/Tirésias

Je dédicacerai "Charonne - Bou Kadir" le samedi 12 mai à partir de 14h30, dans le cadre du 6ème Salon du Livre libertaire.  

Salon du livre libertaire
du 11 au 13 mai 2012
Espace d'animation des Blancs-Manteaux
48 rue Vieille du Temple - 75004 Paris
Entrée à prix libre

mercredi 2 mai 2012

Numéro 29

Sous la plume toujours aussi inspirée de Jean-Louis Wiart, le texte Ethica Blues, illustré par mes soins, paraît ces jours-ci, dans la dernière livraison des Allumés du Jazz.


En partant ironiquement de la définition du mot "déontologie", Jean-Louis s'attache aux relations tumultueuses entre musiciens et producteurs, pas très éloignées de celles qui lient - ou opposent - auteurs de BD et éditeurs. Et conclue, non sans espièglerie, son article par ces mots : " Se souvenir enfin que nous vivons dans un  pays infiniment plus doué pour les révolutions que pour les réformes."

Si vous ne trouvez pas ce numéro 29, toujours aussi gratuit, sur les lieux habituels, vous pouvez le télécharger ici. Si, de plus, vous souhaitez soutenir cette gratuité, hop, adhérez à l'ADADJLADJ (Association des Amis du Journal Les Allumés Du Jazz) par ici.